L’amour… Rationnel ou irrationnel, imaginaire ou réel, simple ou complexe, jouissance ou souffrance, peut-on donner une définition ensembliste à cette chose de telle sorte que l’on puisse la cerner ?
Les spiritualités ont toutes mis en évidence les ambivalences et les ambigüités de l’amour, ses différentes natures et ses deux faces opposées. L’amour est une école, une école initiatique où l’on apprend à progresser, à s’élever, puis à se libérer mais peut aussi, à l’opposé, être une prison, une prison dans laquelle on voit les chaines se multiplier, où l’on s’enfonce doucement, se perd, et finit dans la dépendance totale. L’individu retrouve dans l’amour ce qu’il est venu y chercher, l’amour devient donc autant son miroir que sa révélation. Enfermé dans l’émotion, l’emprise et le besoin de la possession, son amour se retournera contre lui et lui offrira la souffrance du manque et l’enchaînement du cœur.
Aussi, l’amour est-il une sorte d’éducation, il faut aller avec et apprendre à se détacher de cette conscience profonde de l’ambivalence des choses et la nécessité de l’équilibre, toujours si fragile et si difficile. Se connaître, s’aimer assez, s’aimer beaucoup, apprendre à aimer mieux, à donner, à recevoir, à pardonner sont des apprentissages de la vie, jamais achevés , jamais accomplis, à renouveler toujours. Aimer sans attacher et aimer sans s’attacher sont deux attitudes difficiles à accomplir, deux dispositions qui demandent à l’être humain de développer un discernement aigu et de s’armer de profondes qualités d’être et de cœur.
Aimer sans dépendance. Rien n’est aussi difficile et cela requiert un long apprentissage, théorique et pratique, exigeant et douloureux. Il s’agit d’aimer sans illusions. Comment grandir de l’illusion de l’amour à la lucidité de l’amour ? Comment se détacher de ce qui, par définition, nous attache ? On dit que l’amour ne possède pas, ni ne veut être possédé. On dit aussi que l’amour rend aveugle. Qu’en est-il des protagonistes de l’amour ?
L’amour est certes une promesse du bien, du beau, et du bien-être mais cette promesse a toujours été accompagnée de tant de larmes, de tant de douleurs et de tant de souffrances. Vivre c’est aimer, aimer c’est souffrir => Vivre est-ce souffrir ? ou existe-t-il un amour qui dépasse l’amour ?
Aimer, c’est recevoir et apprendre à laisser les êtres s’en aller.
Aimer, c’est donner et apprendre à s’en aller. Et inversement.
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Ta dissertation sur l’amour me semble une bonne démonstration d’une rupture de relation sans dégâts.
L’amour est au bord de l’âme et au fond du cœur.
Il suffit de ne pas tanguer. et apprendre à naviguer.
J’ai adoré, triste mais très beau. Bravo.